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Questions de parents

Le blogue de l'Annuaire FEEP

 

Le 9 février 2015

Quelle école pour demain?

Grâce aux changements qui se vivent dans différentes écoles du réseau de la Fédération des établissements d’enseignement privés, nous pouvons désormais compter sur un certain nombre d’expériences qui illustrent clairement les impacts positifs des approches pédagogiques favorisant l’engagement actif des élèves dans leurs apprentissages. On comble tranquillement le fossé entre l’école et un monde en constante transformation.

Au secondaire, l’implantation du portable et du iPad en classe dans plus d’une trentaine d’établissements d’enseignement privés a permis de dynamiser et de personnaliser l’enseignement. Ces outils amènent les élèves à être beaucoup plus actifs et autonomes dans leurs apprentissages. On repousse les frontières de la classe traditionnelle et, grâce aux efforts importants des écoles pour soutenir le développement professionnel des enseignants, les succès se multiplient.

Au primaire aussi, différentes initiatives prennent forme. Mentionnons notamment l’initiative du Collège Saint-Bernard qui expérimente la classe de demain. Pour en savoir plus, cliquez ici. Par ailleurs, l’Académie Sainte-Anne qui ouvrira ses portes à Montréal à la rentrée 2015, propose une pédagogie dynamique, à la fine pointe des avancées en éducation. Dans Lanaudière, l’École Marie-Anne à Rawdon migre vers une pédagogie basée sur les principes de personnalisation de l’enseignement et de responsabilisation des élèves à l’égard de leurs apprentissages, afin d’amener chacun à développer son plein potentiel.

Le Québec est loin d’être le seul endroit où l’école de demain prend vie. De nombreux exemples se retrouvent dans les écoles privées américaines. Cependant, les ressources dont ces écoles disposent sont nettement supérieures à celles des écoles québécoises, ce qui rend parfois difficile de s’en inspirer. Par ailleurs, un des exemples les plus inspirants est sans contredit celui du Centre d’apprentissage du Haut-Madawaska au Nouveau-Brunswick, une petite école qui accueille des jeunes de la maternelle à la 8e année. Située dans un milieu peu favorisé, cette école a su innover avec toute la rigueur nécessaire pour atteindre ses objectifs. Cette année encore, des centaines d’enseignants et experts en pédagogie se sont retrouvés dans le village de Clair pour s’inspirer de ses innovations pédagogiques. Pour en savoir plus, on peut lire les billets de Mario Asselin.

 

Le sujet vous intéresse?

Nous vous invitons à consulter le site de l’Association canadienne d’éducation, un chef de file incontournable en matière d’innovation pédagogique. Nous vous recommandons notamment le tout dernier billet de Greg Butler.

Par ailleurs, il est encore temps de s’inscrire au 2e Colloque international en éducation, qui se tient à Montréal les 30 avril et le 1er mai prochains. Il s’agit d’une belle occasion de découvrir différents exemples concrets d’implantation de nouvelles façons de faire en classe et de leur impact sur les élèves. On pourra bien sûr en apprendre davantage sur ce qui se fait au Québec, mais aussi à l’étranger.

 

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Mots-clés : éducation,

 
Le 9 septembre 2014

Les élèves qui ont des difficultés d'apprentissage peuvent-ils fréquenter l'école privée?

L'école privée offre des solutions intéressantes aux élèves qui ont des difficultés d'apprentissage.

L’école privée offre des solutions intéressantes aux élèves qui ont des difficultés d’apprentissage. L’encadrement serré propre à l’école privée, l’autonomie de l’école qui lui permet de prendre des décisions rapides et la relation privilégiée qui s’établit entre l’école privée et les parents représentent autant de raisons qui font que l’école privée est un choix intéressant pour les élèves qui ont des défis particuliers à relever.

 

La plupart des écoles régulières membres de la Fédération des établissements d'enseignement privés (FEEP) accueillent des élèves handicapés ou présentant des difficultés d'adaptation ou d'apprentissage (EHDAA). Certaines écoles ont développé des programmes spécifiques et implanté des mesures spéciales pour venir en aide à ce type de clientèle : petit groupe avec appui pédagogique, premier cycle du secondaire étalé sur trois ans plutôt que deux, encadrement particulier, aide aux devoirs, etc. 


Au cours des dernières années, des dizaines d’heures de formation ont été offertes aux enseignants et au personnel-cadre des écoles privées afin de les familiariser avec différentes pratiques éducatives et les nouveaux outils technologiques pour soutenir les élèves en difficulté dans leur poursuite de la réussite scolaire. Des guides d’accompagnement des élèves en difficulté ont été développés pour le primaire et le secondaire.

 

On estime que plus de 10 % des élèves qui fréquentent l’école privée aurait des plans d’intervention.

 

Plusieurs écoles privées offrent des services d’orthopédagogie et autres services personnalisés aux élèves en difficulté. Toutefois, les écoles privées ne reçoivent pas de subventions pour défrayer les couts de service pour les élèves à besoins particuliers. Selon les écoles, les parents peuvent alors être appelés à contribuer.

 

Pour connaitre les programmes et les mesures mises en place par les écoles privées de votre région pour soutenir les élèves qui ont des défis particuliers, consultez les sites internet des écoles et profitez des journées portes ouvertes pour rencontrer la direction des écoles qui vous intéressent et poser toutes vos questions.

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Mots-clés : Adaptation scolaire, commissions scolaires, déclaration sur l'éducation publique, éducation, éducation publique, élections scolaires, pirls, politique nationale en éducation, politique nationale en éducation publique, préscolaire, primaire, secondaire, système public d'éducation,

 
Le 5 septembre 2013

C'est la rentrée... déjà!

Fin août, début septembre, c'est déjà la rentrée scolaire!

On peut sentir la fébrilité dans les cours d’école. Les jeunes sont excités de revoir leurs amis et de connaître enfin le nom de leur nouvel enseignant! Si la rentrée est excitante à bien des égards elle peut aussi être source de stress! Il faut s’adapter; nouvelle classe, nouvel enseignant, nouveaux amis, nouvelles règles. Bref, bien des changements à apprivoiser.

Signes de stress à observer :

  • maux de ventre ou de tête avant d'aller à l'école;
  • difficultés à s'endormir, cauchemars;
  • perte d'appétit;
  • comportements agressifs, impulsifs;
  • comportements inhibés, porté à s’isoler;
  • crises plus fréquentes;
  • discours triste, inquiétude.

À la rentrée scolaire, observer certains de ces signes est tout à fait normal. Attention! Il faut penser à consulter quand ces comportements persistent dans le temps et en intensité.

LA RENTRÉE SCOLAIRE AU QUÉBEC
Sur près d’un million d’élèves  du préscolaire, du primaire et du secondaire au Québec qui font leur rentrée sur les bancs d’école, environ 160 000  ont des difficultés d’apprentissage. Il est primordial de faire la différence entre les « troubles d'apprentissage »  et les « difficultés d’apprentissage ». Contrairement aux troubles qui sont permanents, les difficultés d’apprentissage sont temporaires et liées à des événements externes précis et perturbateurs dans la vie d’un jeune : divorce, crise familiale, maladie, etc. Malgré le caractère ponctuel des difficultés, ils auront néanmoins besoin de services à l’école et à la maison.

LES PARENTS, LES AGENTS DE PREMIÈRE LIGNE!
Les parents sont ceux qui connaissent le mieux leur enfant et qui sont à même de pouvoir observer un retard dans certaines habiletés ou certaines particularités liées à son développement. Il est important d’être à l’écoute des commentaires venant des intervenants (éducatrice, enseignant) qui sont en mesure de porter un regard professionnel et objectif sur l’enfant.

Ce que vous pouvez observer, avant l’âge de 4 ans : Plus de signes? cliquez

  • Retard dans le début du langage ou difficulté à prononcer des mots courants;
  • Difficulté à comprendre ce qui est attendu de lui et de suivre les consignes simples;
     

Ce que vous pouvez observer quand il fréquente l’école: Plus de signes? cliquez

  • Pleure quand vient le temps de faire ses devoirs;
  • Difficulté à s’habiller seul, à attacher ses souliers ;
  • Réagit fortement aux changements de routines;
  • Attendre est difficile : faire la queue, attendre son tour dans les jeux, droit de parole;
     

QUAND ET QUI DOIT-ON CONSULTER?
L’optométriste : Chaque année, par mesure de prévention. Un simple trouble de la vision peut être la cause de bien des maux!
Le pédiatre : Annuellement, par mesure de prévention et pour s’assurer d’un suivi. 
 
DOIVENT-ÊTRE RÉFÉRÉ PAR LE PÉDIATRE
Audiologiste : Une fois avant l’entrée à la maternelle et vers l’âge de 10 ans pour s’assurer de la qualité de l’audition.
L’oto-rhino-laryngologiste (ORL) : Lorsque l’enfant a des otites à répétition.


Références utiles : d’autres références? cliquez
AQETA http://aqeta.qc.ca/

 

 

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Mots-clés : Adaptation scolaire, préscolaire, primaire, secondaire,

 
Le 26 août 2013

Quatre bonnes résolutions pour la rentrée des enfants au primaire

La rentrée au primaire

Alors que la rentrée scolaire approche à grands pas, voici quelques conseils pour une rentrée réussie.

1. Établir une routine qui favorise de saines habitudes de vie
Comme parent, le plus beau cadeau que vous pouvez faire à votre enfant pour l'aider à réussir ses études est de favoriser de saines habitudes de vie. Suffisamment de sommeil, une bonne alimentation et de l'activité physique à chaque jour, voilà ce dont votre enfant a besoin pour être en forme, prêt à apprendre et à avoir une vie sociale enrichissante.

2. Donner le gout de la lecture
 
Un héritage d'une valeur inestimable Un autre cadeau à faire à votre enfant est le gout de la lecture. Assurez-vous de prendre le temps, chaque semaine, de lire avec lui. Laissez-le choisir des lectures qui l'intéressent et laissez-le décider qui sera narrateur et qui lira les répliques de chacun des personnages. Que ce soit des bandes dessinées, des magazines, de la fiction ou des documentaires, des livres papier ou des livres numériques, cela n'a pas vraiment d'importance. Ce qui compte, c'est de faire de la lecture un moment magique. Continuez à lire avec votre enfant tout au long du primaire. Quelques suggestions : les imageries (il y en a pour tous les gouts), les séries Louna, Délirons avec Léon, Frisson L'Écureuil, les multiples aventures de Geronimo Stilton et Téa Stilton, Aurélie Laflamme et l'incontournable Amos Daragon, un livre plein d'aventures et de rebondissements qui a donné le gout de la lecture à bien des jeunes Québécois. Il existe aussi des magazines pour enfants : Pomme d'Api, les Explorateurs, etc. Amenez votre enfant à la bibliothèque ou dans une librairie et faites-lui choisir des livres et des magazines à son gout. Ne le forcez pas à terminer un livre qui l'ennuie, à moins que ce ne soit une lecture scolaire.

3. Apprivoiser les mathématiques par le jeu
Multipliez les occasions de faire des mathématiques dans la vie de tous les jours. Vous pouvez jouer aux cartes, au Lego, au jeu de serpents et échelles, aux échecs ou au Monopoly en famille, ou encore faire découvrir à votre enfant des jeux et applications qui favorisent l'apprentissage des mathématiques sur support numérique. En cuisinant avec votre enfant, vous pouvez le sensibiliser aux fractions. Pourquoi ne pas lui demander de l'aide pour doubler la recette de muffins ou de potage et en congeler une partie pour des repas futurs? Une bonne façon de combiner les résolutions 1 et 3.

4. Assurer un environnement de qualité pour les devoirs
La période des devoirs est souvent difficile à intégrer à la routine familiale et représente une source importante de stress et de conflits dans plusieurs familles. Prévoyez une période de temps calme à chaque soir, propice à l'apprentissage. Pendant cette période, le calme doit régner dans la maison. Lors de la rencontre avec l'enseignant de votre enfant, vérifiez ce qui est le plus important à faire et priorisez. Si votre enfant a de la difficulté, demandez à son enseignant de vous indiquer la meilleure façon de l'accompagner. La période des devoirs est une occasion unique d'inculquer à votre enfant de bonnes habitudes de travail et de la discipline personnelle, des acquis importants pour réussir sa vie!

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Mots-clés : éducation, préscolaire, primaire,

 
Le 23 avril 2013

La récréation à l'école primaire, est-ce important?

Votre enfant ne vous a-t-il pas dit un jour qu'il aime son école à cause de la récréation ?

En effet, la période de la récréation, dans certains milieux 10, 15 ou même 20 minutes, permet aux jeunes fréquentant une école primaire, d'avoir un temps d'arrêt en milieu d'avant-midi et un autre au milieu de l'après-midi.

En sortant à l'extérieur, car loin de nous l'idée d'encourager les récréations dans les corridors de l'école, nos jeunes peuvent changer d'air, jouer avec les copains des autres classes, bouger et pourquoi pas... bruler quelques calories ! Il est ainsi plus facilitant à l'enseignant de terminer sa journée de classe après une bonne période à l'extérieur.

Malheureusement, certaines écoles ont pris la décision de "couper" la récréation de l'après-midi prétextant un moment difficile à gérer ou encore un problème d'autobus, le fameux péril jaune... Pourtant, la récréation est une période importante, qui contribue au calme et à la concentration en classe, surtout pour les garçons !

La récréation est aussi un moment dans la journée, dans certaines écoles, pour offrir des récréations animées à leurs élèves. Ces animations sont généralement faites par des membres du service de garde ou, dans certains milieux par les enseignants eux-mêmes. Des activités organisées sont donc offertes à des jeunes, par niveau (comme par exemple tous les 3e années garçons et filles) ou dans d'autres milieux par cycle (comme par exemple les 5e et les 6e années garçons et filles). Garçons et filles ayant des activités adaptées à leur âge et à leur sexe. Rappelons-nous qu'une cour d'école non-organisée donne beaucoup de fil à retordre aux adultes qui surveillent... Il est évident que les enfants ont besoin d'être occupés dans les différents "coins" de la cour d'école.

Selon mes recherches, très peu de chercheurs universitaires travaillent sur le sujet de la récréation dans nos écoles. D'ailleurs, nous n'en connaissons pas au Québec. Selon les observation de la chercheure française Sophie Ruel, après des observations dans 40 écoles primaires françaises en 2004-2005: "Concrètement, en majorité, les filles et les garçons que nous avons observés ne jouent pas ensemble. Ils s'adonnent à des jeux séparés et distincts au sein d'endroits différents."

Une autre chercheure française, Julie Deslandes, affirme dans une entrevue donnée en 2005 dans des médias français que les adultes présents sur la cour d'école sont là pour aider à régler des conflits que les enfants ne peuvent résoudre eux-mêmes.

Notre meilleur conseil: lors de votre visite dans une école primaire ou dans la période consacrée à la recherche de la nouvelle école de votre enfant, prenez le temps de vous informer du fonctionnement de la cour d'école, de l'organisation de celle-ci et des activités offertes. Vous en apprendrez beaucoup sur l'établissement scolaire de votre enfant. Une vie scolaire riche et variée est un élément fort important vers la réussite scolaire et une meilleure persévérance scolaire.

Patrick L'Heureux
Responsable des services à l'éducation préscolaire et à l'enseignement primaire
Fédération des établissements d'enseignement privés (FEEP)
1940, boul. Henri-Bourassa Est
Montréal, Qc
H2B 1S2
Tél: 514 381-8891
Sans frais: 1 888 381-8891
Courriel: lheureuxpatrick@feep.qc.ca

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Mots-clés : préscolaire, primaire,

 
Le 23 avril 2013

Le développement du sentiment d'appartenance à l'école primaire - 1re partie


D'entrée de jeu, qu'est-ce le sentiment d'appartenance ?

"Le sentiment d'appartenance, c'est ce que ressent un individu concernant son appartenance à un groupe, à une organisation ou à une institution. Le fait de se sentir bien ou chez soi à l'école, le fait de se sentir utile au groupe et solidaire des autres constituent des indicateurs du sentiment d'appartenance d'une personne. Plus un individu a un fort sentiment d'appartenance à un groupe, plus il a tendance à adopter les valeurs, les normes et les règles de conduite de ce groupe". (Boucher, Morose, 1990, p. 417)

Les écoles privées sont reconnues depuis des décennies pour travailler non seulement auprès de leurs élèves, mais également auprès de leurs employés le développement du sentiment d'appartenance.

Les fondations, les associations d'ancien(ne)s, les comités de parents, les conseils d'élèves, les retrouvailles, la panoplie d'activités parascolaires et la présence de clubs sportifs de toutes sortes en sont des exemples bien concrets. Certaines écoles proposent même en début d'année scolaire des séjours de 1, 2 et même 3 jours dans des camps pour "souder" les liens entre les jeunes. Voilà de belles expériences de vie qui demeurent ancrées dans nos mémoires toute la vie durant.

Le sentiment d'appartenance permet également une meilleure cohésion du groupe et un bel attachement envers "son" établissement scolaire.

En 1995, Germain Duclos, orthopédagogue, auteur et conférencier bien connu dans le réseau scolaire québécois, affirme dans le livre L'école, un milieu de vie ou comment développer le sentiment d'appartenance à l'école que: « Le sentiment d'appartenance à l'école contribue à prévenir l'abandon scolaire. Mais c'est aussi un besoin très important. Ainsi, un enfant de 9 ans va protester avec véhémence si on lui annonce soudainement qu'il va déménager et changer de quartier, car il ne veut pas changer d'école ni perdre ses amis! Les enfants sont souvent plus conservateurs et attachés à leur milieu social que les adultes. Et ce phénomène est encore plus fort chez les adolescents.»

Également, l'auteur affirme que «le sentiment d'appartenance à un milieu est intimement lié au développement de la socialisation. Au fur et à mesure que le jeune grandit, les camarades et les amis prennent de plus en plus d'importance dans sa vie, et cela, au détriment des parents».

Toutefois, une réalité s'impose dans ces années où l'Internet est omniprésent dans nos vies de tous les jours: la solitude. Cette solitude revêt une grande importance. En effet, malgré tous les moyens de communication qui existent, de nombreux spécialistes constatent que les jeunes souffrent davantage de solitude qu'auparavant.

L'école est un instrument privilégié pour favoriser le développement de la socialisation chez les enfants et pour que se forme un sentiment d'appartenance à un milieu. Cette mission de l'école est aussi importante que celle qui consiste à transmettre des connaissances.

Notre meilleur conseil: informez-vous, auprès de la direction de l'école primaire de votre enfant, de ce que vous, comme parent, pouvez faire en vous impliquant et en participant aux activités offertes par votre école. Profitez-en pleinement. Vous verrez votre école sous un autre jour !

Bibliographie:
Boucher, L.-P., Morose, J., (1990) Responsabilisation et appartenance : la dynamique d'un projet éducatif. Revue des sciences de l'éducation, vol.16, no.3, pp. 415-431.

Duclos, G., (1995) L'école, un milieu de vie ou comment développer le sentiment d'appartenance à l'école. Du côté des enfants, Volume III, Hôpital Sainte-Justine.

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Mots-clés : primaire,

 
Le 20 avril 2013

Comment aider mon enfant à réussir ses études primaires?

Nous avons demandé l'avis d'experts de notre réseau, et voici un sommaire de leurs recommandations :
 
1. Adoptez de saines habitudes de vie
 
Un des principaux problèmes rencontrés en classe est la fatigue des élèves. Un enfant qui ne dort pas suffisamment a plus de difficulté à se concentrer et à apprendre. Il a moins d'entrain, est plus irritable et s'excite plus facilement, ce qui peut avoir un impact non seulement sur ses apprentissages, mais aussi sur sa vie sociale.
 
On estime que les enfants de 5 à 12 ans devraient dormir de 10 à 11 heures par jour.
 
L'enfant qui ne prend pas un bon déjeuner, qui ne fait pas suffisamment d'exercice, ou qui n'a pas un horaire régulier, est plus à risque d'avoir des difficultés à se concentrer.
 
2. Favorisez la rigueur, la discipline et le sens de l'organisation
 
L'enfant qui arrive en retard à l'école, qui n'a pas ses cahiers, qui a oublié son devoir, qui n'apporte pas ses vêtements pour l'éducation physique, se retrouve constamment en situation de stress, ce qui nuit à ses apprentissages. Pour éviter les stress inutiles et développer l'autonomie de votre enfant, insistez sur la ponctualité et prenez le temps de lui apprendre à bien s'organiser, à faire ses devoirs à temps et à s'assurer qu'il a tout le matériel dont il a besoin avant de quitter la maison.
 
Cela demande beaucoup d'efforts de la part des parents, mais l'investissement en vaut la peine : le manque de rigueur, de discipline et d'organisation est à l'origine de différents problèmes scolaires, notamment lors du passage du primaire au secondaire.
 
3. N'accordez pas trop d'importance à l'évaluation
 
Les enfants ne marchent pas tous au même âge et ne parlent pas tous au même âge. Chacun suit un rythme de développement différent. Il en va de même pour les apprentissages scolaires. L'école, organisée par cohorte d'âges, impose des normes qui ne correspondent pas au niveau de développement de tous les enfants. Il est possible qu'un enfant éprouve certaines difficultés au début du primaire, tout simplement parce qu'il y a un certain décalage entre son niveau de développement et les apprentissages qu'on lui demande de faire.
 
Il n'est pas souhaitable de comparer l'enfant à ses camarades de classes ou de lui fixer des objectifs de résultats aux évaluations. Plutôt, accompagnez-le dans l'acquisition de bonnes habitudes de travail et fixez-lui des objectifs de comportement.
 
À éviter :
- Je veux que tu aies une moyenne de 85 % dans ton bulletin.
 
À privilégier :
- Je veux que tu prennes le temps de bien lire la question.
- Lorsque tu as complété ton devoir, je veux que tu joues au professeur : relis ce que tu as écrit pour repérer les fautes.
- Je veux que tu demandes de l'aide si tu ne comprends pas bien ce que tu dois faire.
 
4. Donnez-lui le gout de lire
 
La lecture, nous ne le dirons jamais assez, c'est la base de tout! Découvrir la lecture en 1re année est une chose, mais conserver le gout de lire tout au long de ses études primaires et secondaires représente tout un défi.
 
Comment donner le gout à la lecture ?
 
Voici quelques moyens simples à mettre en place dès le bas âge.
 
Se rendre à la bibliothèque municipale avec son enfant, lui laisser choisir son livre de lecture selon ses champs d'intérêt (les garçons ont des gouts différents de ceux des filles par exemple), lui lire des livres s'il est trop jeune ou lire ensemble dans le salon (pour montrer l'importance de la lecture dans la maison), lui acheter des livres qu'il aime, l'abonner à une revue, lire avec lui un article dans le journal sur son joueur de hockey préféré.
 
La lecture alternée (l'enfant lit un paragraphe et le parent lit l'autre) est une bonne façon de procéder, surtout pour les élèves qui n'aiment pas lire ou qui éprouvent des difficultés. Aussi, on peut leur demander de jouer le rôle de son personnage préféré dans l'histoire et de lire les paroles dites par ce personnage.
 
Il est important de faire lire les enfants quotidiennement, dans plusieurs contextes différents : recettes, modes d'emploi, liste d'épicerie, etc.
 
Le livre numérique est à notre porte...
 
Connaissant le grand intérêt des jeunes d'aujourd'hui envers la technologie, la tablette et le portable peuvent s'avérer de bons alliés, surtout si votre enfant a des réticences envers la lecture. D'ici peu, le livre numérique devancera le livre papier. Nous devons nous y faire! Il n'y a qu'à prendre l'autobus ou le métro pour constater l'ampleur du nombre de personnes lisant un livre ou une revue à l'aide d'une tablette. Peu importe le support, l'important, c'est de lire!
 
« La lecture, c'est une porte ouverte sur un monde enchanté. » [François Mauriac]
 
Remerciements
 
Patrick L'Heureux, responsable des services à l'éducation préscolaire et à l'enseignement primaire, Fédération des établissements d'enseignement privés
 
Emmanuelle Cormier, orthopédagogue, Collège Beaubois
 
Nancy Brousseau, coordonnatrice des services de l'enseignement à la Fédération des établissements d'enseignement privés.

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